Le monde avait changé...Les hommes n’étaient plus à leur place, les pandas avaient pris la leur....A cause de tant de haine et d’irresponsabilité envers la planète les hommes avaient couru à leur perte: La nature avait donc repris ses droits. Le paysage n’était plus reconnaissable: bambous, cabanes en bois, branchages en tout genre...au revoir bétons, voitures et pollution..
- Gaby, tu as vu la une du Bananier de la Brousse?! Il ne reste plus que 1600 humains sur terre! Il faut réagir!
Eric, Gaby et toute leur petite équipe de pandas ont réfléchi encore et encore pour essayer de trouver une solution pour que leur enfants se souviennent que l’être humain a fait parti, lui aussi, un jour, de cette terre.
Une idée était née: ils allaient pour les onze ans de leur petite entreprise de bambous, relever un défi! : Construire et assembler onze petites figurines humaines mais pas n’importe comment!
Pour rendre hommage à l’environnement humain, ils décidèrent de les construire en matières totalement chimiques: l’encre sera issue du Dieu Pétrole, grande source de subsistance pour les humains, la bourre sera constituée d’un précieux mélange de plomb, de mercure et d'uranium enrichi.
Quand tout ceci fut achevé, fiers de leur innovation et de leur travail en équipe, ils partirent l’exposer au beau milieu de la forêt. Tous les animaux, curieux d’apercevoir cette figurine, accoururent car pour la plupart ils n’avaient jamais vu cette étrange créature qu’était l’humain!
- Mais c’est n’importe quoi, s’écria soudain un oiseau dodo, les êtres humains ne nous intéressent pas, ce que nous voulons, c’est les écraser, détruire leur environnement, et qu’ils disparaissent à tout jamais!
- Je suis d’accord avec l’oiseau dodo, rajouta un petit panda, le sort des êtres humains ne nous intéresse pas!
- Mais enfin, s’écria Gaby, les êtres humains sont des êtres vivants! De plus, la forêt continue à progresser et ne cessent de détruire leurs immeubles en béton! Bientôt il n’y aura plus d'êtres humains sur Terre!
- Les inventions humaines détruisent la nature, renchérit un capucin: regardez vos figurines! Elles rendent malades tous les animaux qui les touchent, regardez les arbres autour de votre exposition: ils sont tous en train de mourir!
Gaby et Éric se retournèrent et furent obligés de constater l’étendue des dégâts: les produits toxiques qu’ils avaient utilisés pour fabriquer les figurines détruisaient tout! Le pétrole avait envahi les ailes des goélands, et un dragon de Komodo voyait ses écailles tomber à cause des substances radioactives. Pris de panique, Gaby et Éric décidèrent de brûler leur création. Mais à cause du pétrole, ce qui devait être un simple feu de camp se transforma en un incendie de forêt.
En mois d’une seconde, c’est l’équivalent de la surface d’un stade de football qui partit en fumée dans la forêt. Malheureusement, ce même jour, des milliers d’animaux s’étaient donnés rendez-vous dans la forêt pour voir ces figurines humaines, et beaucoup n’avaient pas pu s’enfuir à temps. Les victimes étaient nombreuses. Les dégâts immenses.
Gaby et Éric se sentaient coupables: “ C’est de notre faute, en réalité, si les êtres humains sont en train de disparaître, c’est parce que la nature ne peut pas survivre avec eux. Regarde ce que les figurines ont fait, imagine s’il avait s’agit de vrais êtres humains.” Dit Eric avec désolation, Gaby ne pouvait qu'approuver ses paroles!
Soudain, une panda géante, avec un derrière monstrueux et du rouge à lèvres à outrance, se mit à parler: “Et oui mademoiselle la stagiaire, voilà ce qui guette l’espèce humaine: si vous ne respectez la nature, celle-ci finira par se retourner contre vous! et c’est avec votre graisse que je fabriquerai mon rouge à lèvres!” Elle termina sa tirade par un éclat de rire presque diabolique qui se transforma en une sonnerie stridente qui ne m’était pas inconnue. En effet, c’était celle de mon réveil.
J’ai ouvert les yeux et j’ai découvert avec bonheur que les pandas n’avaient pas pris le contrôle de la planète. Et lorsque j’ai allumé la radio pour entendre les nouvelles, il n’était question nulle part de disparition de l’espèce humaine.
Je me suis préparée comme tous les matins, j’ai sauté dans le métro et Gaby m’accueillit à l’agence:
- Bonjour, tiens, je t’offre un bambou!
Croyez-vous qu’il y ait un lien quelconque entre mon rêve et mon stage chez Moswo?
Sophie Legeais & Myriam Giboyau"
très bon article !
et histoire très sympa !! (une fois qu'on est réveillé bien sur)
Rédigé par : Camille | vendredi, 28 août 2009 à 10:21